Lunettes noires et un bon vieux Bowie à fond les ballons, c'est en direct de mon balcon baigné de soleil que je vais revenir pour vous sur cette semaine de rêve passée à Okinawa.
Notre destination exacte : Yaeyama-shotô, les îles les plus reculées d'Okinawa, à environ 2000 kilomètres de Tokyo. Il nous faudra près de cinq heures d'avion et un changement à Naha, la préfecture, pour y parvenir. Il est presque plus facile de s'y rendre depuis Taiwan.
L'arrivée à Ishigaki fut pour le moins décevante. Ville sans intérêt, aux rues bardées de boutiques de souvenirs désertes, Ishigaki pourrait gagner le concours du T-shirt-souvenir le plus original. On se demande si nous sommes encore au Japon tellement l'architecture est différente des autres villes japonaises. L'ensemble dégage l'impression d'une ville peu entretenue avec des grandes villas à terrasse plus que décrépies. Nous nous remontons le moral devant un bol de sôki soba, des nouilles au sarrasin avec du porc et des légumes, dans un restaurant à la déco sympathique.
Le lendemain, changement d'ambiance et direction la baie de Kabira-wan sous un soleil timide mais dont on sent déjà la chaleur pesante derrière les nuages gris. Kabira-wan est un petit coin de paradis où des bateaux à fond de verre nous permettent de découvrir la vie sous-marine, à défaut de pouvoir faire de la plongée. A deux kilomètres de là, se trouve la plage Sukuji, eau turquoise et pas un chat à l'horizon.
Dix minutes de bateau suffisent pour atteindre la petite île de Taketomi-jima. Quelques 300 personnes seulement vivent dans ce village à l'architecture typique d'Okinawa. Sur les toits en tuiles repose le fameux lion Shiisâ censé protéger les habitations (la petite histoire de Shiisâ est disponible en anglais sur cette page) Une attraction touristique très prisée des Japonais consiste à faire le tour de l'île en carriole traînée par un buffle. Nous avons choisi de marcher, on se réserve les buffles pour plus tard !
Si l'on oublie la douleur causée par les coups de soleil (... euh, on peut même parler de brûlures à ce niveau) alors que nous marchions dans la mer turquoise à Kondoi Beach, Taketomi-jima est l'endroit que j'ai préféré. Tellement authentique et paradisiaque, je me vois bien parcourir à vélo ses allées bordées de fleurs dans mes vieux jours... hum, c'est un peu prématuré comme réflexion mais bon.
Ah, j'oublie une chose de toute première importance : j'ai trouvé des vaches ! Ici, il y a des pâturages partout et la viande de boeuf est même une spécialité de la région. J'ai goûté, évidemment, un peu surprise par la forme de mon soi-disant steak ! Miam !
La semaine prochaine, je vous parlerai de l'île Iriomote-jima. Le contraste promet d'être saisissant ! Je ne vous en dis pas plus.
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A très bientôt.