C'était lundi. Dame Prunetta était venue frapper à ma porte la veille - un dimanche matin à 8h30, elle pensait pas que j'allais ouvrir quand même ! - pour m'extorquer des quelques yens de l'assurance santé. Alors je me suis dit qu'il était temps que je sorte de mon cocon, histoire d'aller payer mes factures en retard au conbini (convenience store) et de faire remplir cette déclaration d'impôts illisible reçue avant les vacances.
J'ai donc sauté sur mon vieux vélo, le soleil était au zénith, une légère brise caressait mon visage. Je chantonnais une chanson de Beirut en passant sous les magnolia blancs en fleurs de la grande avenue qui mène à la mairie. Une dame m'a gentiment donné le nom japonais de ces fleurs magnifiques : 白木蓮 (hakumokuren), de quoi faire impression en société !
Le printemps est bien là, aucun doute. La floraison des cerisiers est même attendue pour la semaine prochaine.
A mi-chemin, je me suis arrêtée dans un joli sanctuaire surplombant la route. Je ne l'avais jamais vu avant. Il paraît qu'il y a plein de petits temples cachés dans mon quartier, de quoi donner envie de se perdre dans ces rues à leur recherche.
Quand on y pense, le Japon, c'est un peu le paradis...
C'est magnifique ! Tu as trop de chance de pouvoir admirer d'aussi jolies fleurs au quotidien...ici les jonquilles ont été complètement couchées et meurtries par de multiples tempêtes (environ un jour sur deux ces temps-ci...:s), mais qd même avec un peu d'imagination et de musique ds la tête, on se crée un petit monde riche en couleurs... Ah, que j'aimerais faire le tour du monde et avoir l'occasion de voir ttes ces merveilles d'Asie... peut-être un jour on ira ensemble et tu me feras visiter ! :-)