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Le sanctuaire d'Ise, soit disant le plus sacré du Japon, est surtout le lieu de culte le mieux gardé de l'archipel ! Caméras de surveillance, panneaux "entrée interdite" et "NO picture" à tout va. En même temps, il n'y a pas grand chose à prendre en photo. La plupart des bâtiments sont fermés au public car réservés à la famille impériale. Ce fameux sanctuaire se divise en deux parties quasiment identiques, le Gekû (sanctuaire extérieur) et le Naikû (sanctuaire intérieur). Les bâtiments sont un rare exemple d'architecture shimmei. Comme vous pouvez le constater sur la photo, cela ne ressemble pas du tout aux autres sanctuaires qu'on a l'habitude de voir ici. On dirait des petites cabanes ! Les bâtiments principaux sont cependant bien plus imposants. Malheureusement, nous n'en avons aperçu que les toits, le reste étant caché par des barrières et interdit d'accès. Le Naikû, situé dans un magnifique parc bordant la rivière, est le plus intéressant. Il renferme le miroir sacré, un des trois trésors de la famille impériale, les deux autres étant le sabre sacré et le collier de jade ( on se croirait dans le dernier Harry Potter !! ) Il faut savoir que la religion shintoïste veut que l'on reconstruise les sanctuaires à l'identique tous les vingt ans. Cette tradition n'est aujourd'hui plus vraiment respectée sauf pour le sanctuaire d'Ise. A côté des bâtiments principaux se trouve donc un immense terrain vague, demeure de l'ancien sanctuaire. Les bâtiments que nous pouvons "entrevoir" aujourd'hui datent de 1993. Un peu sur notre faim, nous avons poussé notre expédition jusqu'à Futami, à quelques minutes d'Ise. L'occasion de reprendre ces petits trains japonais que j'aime tant car ils empruntent souvent des lignes improbables et me rappellent mon voyage à Hokkaidô. L'occasion aussi de vous faire un petit cours sur leur utilisation qui, à première vue, peut laisser perplexe. Ces trains circulent sur des portions de voie peu empruntées, les gares sont minuscules, parfois inexistantes. On ne peut donc pas acheter son billet à l'avance. Tout se passe dans le train. A la montée, l'usager prend un petit coupon avec un numéro. Sur le tableau à côté du conducteur sont indiqués les tarifs pour chaque numéro; ceux ci évoluent à chaque gare. Il ne vous reste plus qu'à verser la somme exacte dans le moulin à sous-sous près du chauffeur à la descente du train. Evidemment, les japonais ont pensé à tout et surtout à la machine à faire la monnaie. Bref, cette débauche de modernité est un peu déroutante la première fois : ça fait combien ? Où je mets mon ticket ? Où je verse mes pièces ? Mais ne vous inquiétez pas, on s'y fait. Ah oui, ce système s'applique aussi dans les bus. Bref, revenons à nos moutons : Futami est connue pour les Meoto-iwa, les rochers mariés. On pense que ces rochers sont respectivement de sexe masculin et féminin (évidemment, c'est le monsieur le plus gros !) Ils sont unis par une corde sacrée qui est changée chaque année lors d'une cérémonie. J'avais rêvé devant les clichés de cet endroit avant de venir, m'imaginant deux rochers colossaux perdus dans l'océan pacifique. Il n'en ai rien. Mais le cadre est quand même magnifique, avec cette allée bordée de vieilles maisons, de lanternes et de statues de crapauds qui longe la baie jusqu'au sanctuaire. ( Si vous survolez ce post de votre souris magique, vous pourrez voir des photos "cachées", surtout une, hihi !!) |